Laura DI COSTANZO
IFAG Paris - Promotion 2012
Aussi loin que je me souvienne, mon père m’a toujours poussé à partir à l’étranger pour apprendre l’anglais. Il disait : “le meilleur moyen d’apprendre une langue, c’est de partir !”. Puis à 23 ans et avec 4 années d’alternance, j’ai eu envie de prendre le temps de voyager, de découvrir d’autres cultures avant de faire ma dernière année d’étude et d’entrer dans la vie active.
Dès mon arrivée à l’IFAG, on m’a parlé de la possibilité d’effectuer une année de césure entre la 2eme et la 3eme année. J’en ai immédiatement parlé avec mes parents, qui du coup, ont pu s’organiser à l’avance pour pouvoir envisager le financement de cette année à l’étranger. Mes parents ont alors financé mes études et grâce à mes économies, j’ai pu continuer à voyager à la fin du programme d’échange pendant 3 mois. A l’heure actuelle, je vous écris d’ailleurs de la province du Québec au Canada !
Pour ce qui est des formalités administratives, obtenir un Visa Etudiant n’est pas si difficile, tant que vous avez tous les documents demandés préalablement.
Une sensation d’immensité ! Tout est plus haut, plus grand, plus fou… on se sent tout petit ! Les premiers jours, vous passez votre temps la tête en l’air à observer ces gigantesques gratte-ciels, à tel point que vous en avez mal au cou. Et on se rend vite compte de la richesse de cette ville, à commencer par les gens très accueillants qui viennent des 4 coins de la terre.
Le programme d’échange avec Berkeley College à New York a duré 6 mois. Nous avons suivis 3 mois de cours au sein de cette école en plein cœur de Midtown, puis nous avons eu une période de 3 mois de stage très instructive. Bien sûr, les week-ends étaient consacrés à la découverte de la « Big Apple ». Aujourd’hui, je peux vous dire que je connais bien mieux New York que Paris ! D’ailleurs, je me suis dis qu’il faudrait que je prenne le temps de decouvrir la ville dans laquelle je vis depuis 4 ans…
En parallèle, et dès le début de l’aventure, je me suis organisée pour voyager encore 2 mois après le programme. Je ne me voyais pas rentrer dès la fin du mois de mars en France. Mon projet initial consistait à faire le tour des Etats-Unis, puis les opportunités de découvrir toujours plus se sont offertes à moi, et me voila partie pour le Mexique, le Chili, la Californie et le Canada. Pour finalement prolonger mon séjour en Amérique d’un mois !!
Partir seule à plus de 6000 km de chez soi n’est pas chose aisée. Je ne connaissais personne sur place, il m’a donc fallu apprendre à me débrouiller seule, dans un anglais qui au début était très loin d’être parfait ! Puis après une « mauvaise expérience » seule à l’étranger lorsque j’avais 18 ans, je n’étais pas sure d’en être capable. Et finalement, cette aventure m’aura beaucoup fait grandir.
Trouver un appartement qui ne soit pas hors de prix ! Au départ, j’avais décidé de m’installer en résidence universitaire, plus simple à gérer depuis la France. Mais il s’est avéré que la résidence où je m’étais installée ressemblait plus à un bunker qu’à autre chose, alors je me suis mise a la recherche d’une chambre en colocation. Ma chambre en colocation m’a couté 1300$ par mois dans Manhattan les 3 premiers mois. Puis l’opportunité d’être en colocation avec une amie dans le New Jersey s’est présentée, à 10 minutes à peine de Times Square en bus, pour un loyer 3 fois moins chère !
Et il a fallu aussi que je m’adapte à la nourriture aux USA, beaucoup plus grasse, sans parler du vin qui est très chère !
Il est vrai que cette expérience avait pour but principal la pratique de mon anglais. Mais elle m’a apporte tellement plus ! J’ai vécu dans la « Big Apple », j’ai rencontré des personnes qui sont devenus des amis, j’ai voyagé pendant près de 2 mois à travers le Mexique, le Chili, le Canada et l’Etat de Californie… Je crois que cette expérience m’a tout simplement fait grandir, prendre confiance en moi et m’a conforte dans mes choix d’avenir.
Mon plus beau souvenir ?! Comment en choisir un ?! J’ai vu des paysages que je ne pensais pas découvrir à mon âge ! Je suis consciente d’avoir une chance incroyable, et même en cherchant je ne trouve pas de mauvais souvenir.

Apres 4 heures de bus, nous voilà arrivés dans cette ville pleine de charme qui accueille le fameux campus de l’Université d’Harvard.
1er week-end entre amis loin de la « Big Apple », dans une ville à taille humaine !
Avec un peu plus de temps, j’aurais sûrement davantage profité des nombreux musées de la ville.

1 semaine pour faire le tour de la 2nde ville des Etats-Unis (après New York), c’est bien trop court. Près de 4 millions d’habitants repartis sur environ 1300 km².
Le meilleur moyen de transport reste la voiture, alors imaginez pour quelqu’un qui n’a pas son permis comme il est difficile de se déplacer. Mais grâce a mes amis, j’aurais eu l’occasion de faire un tour complet de Los Angeles.
Allant de Malibu jusqu’au « Walk of Fame » sur Hollywood boulevard, en passant par Santa Monica, Venice Beach et le fameux « Rodeo Drive » de Pretty Woman !

Ayant étudié 1 an à Montréal il y a maintenant 6 ans, j’avais gardé contact avec quelques amis. Pour le week-end de Thanksgiving, comme nous avions un week-end de 4 jours, j’ai donc décidé de leur rendre une petite visite. Et je dois dire que décidemment j’adore cette ville !!
Le hockey, la poutine, sans oublier le charme de l’accent québécois ;)

Par la suite, j’ai eu l’occasion de revenir à 2 reprises au Québec, mais cette fois-ci un peu plus à la « campagne ». Une 1ere fois profiter de l’hiver canadien pour faire du ski, une 2nde fois profiter de l’été – où je me trouve actuellement d’ailleurs – et croyez moi, il peut faire très chaud !
J’ai encore quelques difficultés avec certaines expressions, mais cet endroit est réellement fait pour moi.

Pour la 1ere fois de ma vie, j’ai expérimenté le camping, et ce dans le parc national du Sagueney. Un endroit magnifique qui change des lieux de vacances habituels.
Avec un peu de chance, vous pourrez observer des belugas mais aussi des rorquals au travers des points de vue disséminés au travers de la forêt. Dommage, la cueillette des champignons y est interdite…

1er arrêt dans la péninsule du Yucatan ! L’eau transparente nous donne envie de plonger dans l’eau, mais attention aux coups de soleil… Peu prudente sous la chaleur des tropiques, mon dos a littéralement brulé !
Mise à part cela, la péninsule regorge d’endroits merveilleux, et possède une histoire très riche, berceau de la civilisation Maya.

Quant à Mexico City… que dire ! Cette ville malheureusement très polluée, possède une architecte très particulière que j’adore. Pour vous citer un exemple, en plein centre ville vous trouverez tout un immeuble recouvert de mosaïque très élaborée.
Grande surprise, nous retrouvons également une véritable station de métro typique parisienne. Magique ! Et descendez au sud de la ville, vous pourrez embarquer a travers le marché flottant de Xochimilco ou les mariachis pousseront la chansonnette contre quelques pesos.

Santiago, capitale du Chili, a connu un grave séisme il y a maintenant plusieurs mois. Mais la ville se reconstruit. Dotée d’un réseau de transports très développé, il est très facile de s’y promener. Vous pourrez alors goûter a la spécialité locale, les « empanadas » !
Tout comme à Mexico, cette ville est marquée par son histoire. Je n’ai malheureusement eu que 2 jours pour la visiter… Mais ce n’est pas grave, je reviendrai ;)
Perdue au bout du monde, entre 2500 et 4000 mètres d’altitudes, je n’aurais jamais imaginé vivre une expérience aussi intense à mon âge.
Ce voyage est le plus beau que j’ai fait aujourd’hui ! Du désert de sel, en passant par les lagunes salées, pour finir aux plus hauts geysers et thermes du monde, je ne saurais par où commencer.
Ah si, pour se retrouver avec soi-même, prenez un vélo et visitez la Vallée de la mort. Vous n’entendrez pas même le bruit du vent, il n’y en a pas !
Il est difficile pour moi de résumer tout ce que j’ai pu vivre pendant ces presque 4 mois de voyage ! Une expérience forte qui me permet aujourd’hui de poursuivre ma dernière année d’étude plus confiante que jamais. Des rêves pleins les yeux, je retourne sur les bancs de l’école pour mieux repartir dès que j’en aurais l’occasion.