Aventuriers d’une année

 



Amélie DA COSTA et David MERCIER

IFAG Montluçon - Promotion 2008

 

Vous venez de passer un an en Australie, quelles ont été vos motivations ?

Pourquoi tout quitter pour partir à l’autre bout du monde….honnêtement, nous pensions à cela depuis quelques années ! Bien sûr, nous n’avons pas échappé aux clichés du « fameux voyage intérieur ». Mais nous avions envie simplement de changer d’air, de vivre une expérience unique à 16000kms, d’affronter un environnement inconnu et de découvrir une autre culture. Nous souhaitions également par le biais de cette expérience développer certaines qualités personnelles pour notre carrière professionnelle et améliorer la langue de Shakespeare…
 

Comment êtes-vous partis ?

Partir dans un pays inconnu ne s’improvise pas totalement ! 2/3 mois de préparation ont été nécessaires (rechercher des informations et rencontrer d’anciens expatriés…) Du côté administratif, une simple demande au gouvernement australien et quelques dollars était nécessaire pour avoir le Working Holiday Visa. Il nous permet de voyager et de travailler dans le pays pendant 1 an.
 

Quelles ont été vos premières impressions à votre arrivée à Sydney ?

Un mélange d’excitation, d’appréhension et un sentiment de « ça y est, nous y sommes ! Par quoi commencer ? ». Mais après quelques jours à se poser les bonnes questions, nous étions à 200% dans notre aventure avec une énorme envie de découvrir ce magnifique pays.
 

Pouvez-vous nous décrire rapidement votre aventure au travers de l’Australie ?


Notre projet était de faire le tour de ce pays et de profiter au maximum des richesses que celui-ci pouvait offrir.
Nous sommes partis avec un petit budget, nous permettant de subvenir à nos besoins pendant 1 ou 2 mois pour éviter les mauvaises surprises une fois sur place.
Mais, il est devenu rapidement nécessaire de trouver un travail pour envisager la suite et pouvoir s’acheter une voiture.

Ensuite, une fois sur la route à travers le pays, nous avons travaillé dans les différentes villes visitées pour pouvoir continuer et finir notre projet ! Au final, plus de 30 000 kms parcourus !

 
 
 
Aviez-vous des appréhensions et des freins avant de partir là-bas ?

Des freins, absolument aucun car ce projet était mûrement réfléchi et était un choix volontaire de se mettre en quelque sorte en danger. Ensuite, des appréhensions, avant une telle aventure, nous en avons eu quelques unes. Effectivement, même si nous avons pris un maximum d’informations avant de partir, il y a des variables que l’on ne peut pas maitriser mais cela fait parti de l’aventure donc nous avons relativisé. Nous appréhendions le rapport avec la langue anglaise surtout l’accent australien.
 

A quelles barrières avez-vous du faire face une fois sur place ?

Au nombre de voyageurs présents dans cet immense pays ! Il existe un important business en Australie autour des backpackers ! Très impressionnant ! Le pays est victime d’année en année de son succés. Il y a quelques années pour 1 job il y avait 5 candidatures maintenant il y en a au moins 100 !! Il y a également énormément de français (en 1 an, le nombre de visa délivré pour la France a doublé).
 

Que vous a apporté cette expérience ?

De vivre des expériences exceptionnelles ! Lorsque vous partez à l’aventure dans un pays, le plus important est la rencontre humaine. Sans échanger, sans rencontrer, sans aller vers les autres, d’une part, cela ne vous mène souvent pas très loin et d’autre part, vous passeriez totalement à côté de votre aventure ! Mais plus concrètement, celle-ci nous a également apporté : confiance en soi, remise en question, prise du recul, persévérance, un brin d’audace et évidemment, l’amélioration de la langue anglaise.
 

Quel est votre plus beau souvenir ? Et inversement le plus mauvais ?


Cela se caractériserait plus par un sentiment de liberté !

Parcourir des paysages magnifiques et différents à perte de vue, découvrir les plus belles plages du monde, s’émerveiller devant les couleurs de la grande barrière de corail, l’immensité du désert, échanger avec des personnes d’horizons différents, manger et se réunir chaque soir autour d’un feu de camp…

En parallèle, ce qui fait le charme d’une aventure est également les mauvais côtés. Le plus marquant a été de tomber en panne de voiture dans un endroit désertique… à ce moment vous vous sentez très seuls !

 

 


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